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2011 jan 21

Magie blanche ou magie noire ?

Voici une histoire qui oscille entre ténèbres et lumière et brouille les pistes déjà suivies dans Harry Potter, Twilight et autre littérature d’ombre et de magie. Ici, on se doute bien qu’il est question de surnaturel. Nos héros (en particulier notre héroïne) ne sont pas de banals humains.
Mais qui sont –ils ? Que sont-ils ? Les auteures distillent le mystère au compte goutte, nous entraînant tout doucement jusqu’à son cœur. Et quand nous croyons avoir enfin les clefs en main, nous voilà à nouveau surpris et démunis.

Ethan et Lena se rencontre au lycée de Gatlin, une petite ville « sans histoire » du sud des Etats Unis. Lui est là depuis toujours, comme l’étaient déjà ses arrières-arrières-arrières-arrières grand parents. Elle, est nouvelle et son seul lien de parenté à la lignée des Ravenwood suffit à semer le trouble dans l’esprit étriqué des habitants de Gatlin. Un lien d’une grande force naîtra entre ces deux personnages, un lien si puissant qu’il semble faire fi de tous les obstacles, même celui du temps. Mais jusqu’où pourra –t-il aller sans se rompre ?

Mystère, noirceur et grand amour sont au programme de cette nouvelle série prometteuse qui prend le temps de se construire.

16 lunes16 lunes
Kami Garcia et Margaret Stohl
Hachette 2010
(Black moon)

Sandra

2011 jan 4

Elle est morte mais elle a quelque chose à vous dire…

Aujourd’hui, j’ai décidé de vous parler d’un livre qui m’a laissée un peu…en vrac !

Quand j’ai lu l’accroche « Elle est morte. Pour treize raisons. Tu es l’une d’elles » et la quatrième de couverture, tout ça m’a paru bien alléchant. Bien que le sujet (le suicide d’une ado) ne soit pas particulièrement drôle (j’ai déjà évoqué dans mes posts précédents le côté sombre de la production littéraire adolescente depuis quelques années), je me suis dit que le thème pouvait être abordé de façon novatrice. Et c’est le cas.

13 raisons

Hannah a enregistré sur cassettes audio les raisons qui l’ont conduite au suicide. 13 personnes sont impliquées et recevront les fameuses cassettes tour à tour selon une procédure de chaîne (la première personne envoie les cassettes à une deuxième personne et ainsi de suite).

Parmi ces treize personnes se trouve Clay, qui était secrètement amoureux d’Hannah depuis longtemps et qui ne comprend pas bien quel rôle il a pu jouer dans le suicide de la jeune fille. On écoute les cassettes en même temps que lui, partageant son angoisse et son stress anticipé tant qu’il ne sait pas quelle est sa part de responsabilité dans l’histoire. On partage aussi ses questions, son émotion et son désarroi face à un drame qui aurait pu selon lui être évité. Car en fait, c’est de ça qu’il s’agit : qu’est-ce qui peut conduire quelqu’un à l’irréparable, quels sont les moindres paroles, les petits gestes, les vraies-fausses rumeurs qui, mis bout à bout, dans ce fameux effet boule de neige, amènent au pire ?

Toutes les personnes qui se sont trouvées confrontées au suicide d’un proche ont ce genre de questionnement et le roman montre bien à quel point un être fragilisé peut se trouver bouleversé au-delà de tout par de simples actes ou paroles, qui pour les autres, ne prêtent pas forcément à conséquence. C’est effrayant, angoissant, car on sait que l’issue sera fatale et à chaque moment, on peut se dire que tout aurait pu changer si un fragment de la réalité avait été différent.

C’est un bon roman, qui questionne, mais moi, j’en suis ressortie fébrile car le sentiment d’impuissance qui nous assaille est insupportable. De plus, ce titre évoque une fois de plus la sensibilité à fleur de peau des ados, qui vivent souvent des premières fois et des situations horribles sans qu’on puisse même le soupçonner.

On se dit alors que oui, tout peut basculer, avec un rien, et que le message à faire passer, s’il y en a un, ce serait :«Si jamais vous vous sentez pris au piège à ce point, trouvez quelqu’un à qui le dire, n’importe qui ». Le drame c’est qu’Hannah a essayé… en vain. Car personne n’a entendu. A méditer…

Treize raisons
Jay Asher
Albin Michel 2010
(Wizz)

Kathy

2010 dec 1

Pour les mordus du mythe suceur de sang




J’adooooore les histoires de vampires…me voici une fois de plus comblée avec cette série en deux volumes de Kate Cary.

heritier bisIci, la série se développe au fil des pages de journaux intimes qui sont autant d’entrées dans l’histoire qu’il y a de protagonistes. Ils sont quatre, quatre destins qui se croisent et s’imbriquent inextricablement pour le meilleur et surtout pour le pire.

Il y a Mary Seward, la douce et courageuse infirmière ; John Shaw, le beau patient revenu traumatisé du front ; sa sœur Lili, naïve et pure qui ne sait rien du monde et de sa noirceur ; enfin, le sombre et énigmatique capitaine Quincy Harker par qui le mal arrive…à moins que…


redemptionPeut-être qu’à ce stade, vous vous dites qu’il ne faudrait quand même pas que l’on bascule dans une histoire à l’eau de rose, car au départ il était bien question de vampires !!! Et en effet, sauvés par le monstre, la mièvrerie apparente des personnages est évacuée par la complexité et les tensions caractéristiques du Vampire. Ce dernier est toujours là dans l’ombre, il guette le moment où il dévoilera sa nature véritable.

En attendant ce jour, qui ne saurait tarder, il s’attache à conduire imperceptiblement le monde qui l’entoure vers les ténèbres…mais même la nuit la plus noire peut voir briller une lueur…

Deux livres bien écrits et bien menés avec juste ce qu’il faut de surprise et de suspense pour accrocher le lecteur de la première à la dernière page.

Dracula. tome 1 : L'héritier. Tome 2 : la rédemption
Cary Kate, Milan jeunesse, 2008 & 2009

Sandra

2010 oct 15

Une p’tite virée entre copines ?

Apocalypse bebe

Pour ne rien vous cacher, j’ai lu « Apocalypse baby » de Virginie Despentes dans un but purement professionnel, il fait parti de la sélection de Goncourt des lycéen de cette année. Il faut dire que les titres provocants de l’écrivain, comme « Baise-moi », m’avaient laissé interdites. Souvent comparée à la réalisatrice Catherine Breillat, qui m’ennuie plus qu’elle ne m’interpelle, j’ai pensé : « Encore une va se perdre dans la contemplation de son nombril à travers l’orifice douteux de son C.. ! »

Bref, je n’étais pas très emballée.

Pourtant, les premières lignes du récit m’ont transporté. Une pointe de cynisme, un humour sans concession le tout mijotant dans style cru et dynamique, un régale ! Tenez, je vous livre quelques une des réflexions de l’enquêtrice Julie : « La fille qui vient de prendre la parole est d’une beauté stupéfiante…Elle a un look que l’on qualifiait de BCBG quand j’étais gosse, bleu blanc beige, qu’elle porte avec ce qu’il faut d’allure salope pour rendre la chose passionnante. » ou à propos d’un groupe d’informaticiens : « Je n’ai pas aimé son équipe. Leurs petits tons pointus, leur lexique auquel je ne comprends rien, cette discrétion qui révèle davantage du complexe de supériorité que de la timidité. »
Me voilà donc embarquée à la recherche d’une jeune adolescente fugueuse en compagnie d’une détective privée un peu gauche et de sa précieuse collaboratrice, la Hyène, figure charismatique et lesbienne très respectée dans le métier. L’enquête se déroule entre Paris et Barcelone et s’attarde sur le portrait des différents protagonistes, qui ont entourés Valentine. Les femmes ont la part belle, la mère de Valentine, sa belle mère, sœur Elisabeth, la Hyène…Toutes dotées d’un tempérament distinct, ente la hyène lesbienne nymphomane et sœur Elisabeth il y a un monde, pourtant elles ont en commun de mener une lutte violente voir immorale pour s’imposer, contrairement aux deux portraits d’hommes dont la seule préoccupation semble de garder le prestige dont ils jouissent.

Un road book policier trash, sans concession, clairsemé de scènes d’une extrême violence, rehaussé d’une écriture énergique mais surtout qui ne se contente pas de rester dans la provocation en nous révélant des portraits d’une grande justesse.

Un roman à lire donc, qui ne vous laissera sans aucun doute pas indifférent.

Et pour les curieux, courez vite découvrir ce lien http://vimeo.com/13581665

Laetitia

2010 sep 19

Pour réapprendre la douceur



délicatesseCet été, allongée sur la plage, entre deux tempêtes de sable, je me suis laissée porter doucement par un roman "tout en délicatesse". Ca tombe bien, c'est le titre du livre !

Je l'avais acheté depuis un petit moment sans trouver le temps de l'ouvrir (j'ai tellement de choses à lire!!) mais il est tombé à pic pour mes lectures estivales. Bref, ce roman m'a plongée au coeur de la fragilité des sentiments, des émotions, et de la vie.

On y découvre l'histoire de Nathalie, mariée à François; c'est une jeune femme heureuse et épanouie dans son couple et dans sa vie, une vie qui s'écoule tranquillement.

Seulement parfois, le destin nous échappe. François meurt subitement, laissant Nathalie seule et désemparée. Elle s'enferme petit à petit dans sa bulle, laissant ceux qui tenteraient de l'approcher se heurter à la forteresse qu'elle a érigée autour d'elle.

Tous agissent sans réellement parvenir à la "toucher" jusqu'à l'arrivée de Markus. Il travaille dans la même entreprise, il est quelconque, voire un peu fade, et n'ose même pas envisager qu'elle puisse lui jeter ne serait-ce qu'un seul regard. Il est le premier surpris lorsqu'un jour, la belle intouchable lui vole un baiser. Alors il se met à espérer mais sans trop y croire quand même. Comme il le dit si joliment "Il faut avoir vécu des années dans le rien pour comprendre comment on peut être effrayé par une possibilité".

On assiste alors à la rencontre de deux solitudes. Deux êtres qui vont peu à peu s'apprivoiser en laissant l'autre entrer dans sa propre vie à pas de fourmis. C'est frais, c'est subtil et les personnages sont empreints de fébrilité. Ce livre est une véritable plongée en délicatesse. On réapprend la patience, la saveur des petits riens et du temps qui passe. Une agréable petite évasion donc, pour fuir l'espace d'un instant, ce monde qui va trop vite et où les rencontres, souvent éphémères, se succèdent les unes aux autres ou se font dans la précipitation. Exquis...

Moi, en tout cas, ça m'a donné envie d'en lire plus, donc mes prochaines lectures de David Foenkinos seront, je pense, "En cas de bonheur" et "Célibataires", le dernier étant une pièce de théâtre.

La délicatesse

David Foenkinos, Galliamrd, 2009 (Blanche)

Kathy

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