Allez je suis sûre que comme moi vous avez tiqué sur la sortie du nouveau film tout droit sorti des studios Ghiblis, la très célèbre franchise du fantastique Miyazaki ! Après nous avoir régalé des aventures d'Arrietty, voici maintenant son adaptation d'un manga des années 80 la colline aux coquelicots !
Parce qu'on a vu le film ET lu le manga, voici donc le propos principal :

Miyazaki 2012

Umi est une jeune lycéenne qui a en charge la pension familiale. Elle y vit avec sa soeur, son frère et sa grand-mère, attendant le retour de son père, disparu en mer, et de sa mère, photographe partie aux états-unis.
La vie n'est pas toujours facile, mais elle peut compter sur le soutien de son ami et grand-frère, Hokuto. L'année de ses 16 ans va lui révéler plus sur elle-même qu'elle ne le croyait, à commencer par la découverte de l'Amour (oui avec un grand A ! ). MAIS ! Aaaaah ben c'est original, c'est pas avec Hokuto qu'elle va terminer ! Non c'est pas un grand truc que je révèle parce que dès le départ apparait un personnage fort sympathique, Shun Kazama, un des responsables du journal scolaire. Avec son ami Mizunuma, ils montent des articles à sensation pour faire vendre le journal et récolter plus encore de fonds. Mais dans quel but ? Lorsque Umi va le découvrir.... suspense....

Si franchement c'est vraiment très drôle ! Pour d'abord parler du manga.... Alors oui, les images vous paraissent familières. C'est normal ! Le style graphique est proche de celui (j'ai bien dit "proche") de Lady Oscar, ou encore Candy. Mais ça s'arrête là ! Il y a beaucoup d'humour et d'amour. Des personnages vraiment très bien définis au niveau de leurs caractères (je suis vraiment fan de ce Shun un peu voyou sur les bords) et surtout une histoire d'amour vraiment très sympathique qui ne prend pas tout le devant du manga. Bon ok c'est un peu long à démarrer et on se perd un peu dans les personnages qui se ressemblent physiquement parlant... Mais ça n'empêche qu'on passe un très bon moment !

En ce qui concerne l'adaptation cinématographique : je laisse la parole à Mathilde notre spécialiste manga par excellence ! (Après moi bien sûr ! Non c'est pas vrai elle est balèze....)


Umi, jeune lycéenne, vit dans une pension familiale au sommet d’un colline surplombant le port de Yokohama. Chaque matin, elle hisse des pavillons en mémoire de son père disparu en mer. Elle fait la rencontre de Shun, un jeune homme séduisant qui participe au journal de l’école et qui va lui ouvrir les portes du monde du « quartier latin », une vielle bâtisse abritant tous les clubs du Lycée. Umi et Shun, avec l’aide de tous les élèves, se battrons pour la sauvegarde de cet édifice menacé de destruction. Au milieu de tout ce remue-ménage se tisse une belle histoire d’amour pleine de tendresse et d’espoir. Mais leur relation prendra un tour tout à fait inattendu suite à la révélation de secrets de famille depuis longtemps enfouis.

Goro Miyazaki (avec l’aide de son père Hayao Miyazaki au scénario) nous livre un conte très touchant et poétique, dans la lignée des Studios Ghibli. Il sublime tous ces petits gestes du quotidien (le ménage, la cuisine du petit-déjeuner…) et nous donne l’impression d’être vraiment dans la vie des personnages. La musique porte le film et les émotions des personnages, dans ce japon des années 1960.

Donc voilà !!!! Comme d'habitude, Miyazaki a su totalement se ré-approprier une oeuvre pour l'adapter et en faire un magnifique moment d'émotion. La différence est liée au fond de l'histoire... là où le manga tentait de positionner la femme au sein d'une société en pleine mutation, Miyazaki lui, lui apporte une dimension plus actuelle, plus dans les préoccupations japonaises. Il aborde également une problématique propre au Japon qu'on ne trouve pas dans notre société occidentale : Les liens familiaux légaux. Là où au Japon un papier administratif crée des liens, en france seuls comptent les liens du sang. l'intrigue amoureuse va se jouer autour d'une histoire de famille, que l'on retrouve fréquemment dans d'autres mangas. Le plus connu, disponible à Intermezzo, est Marmelade Boy. Mais je n'en dit pas plus !